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Contrôles actifs vs contrôles passifs

Un contrôle est une opération qui détermine le statut d'une ressource, et peut produire des métriques (données de performance). Le résultat d’un contrôle met à jour la ligne correspondant à la ressource dans la page Statut des ressources. Un contrôle peut être effectué soit par le moteur de supervision (contrôle actif), soit par l’équipement lui-même (contrôle passif).

Contrôles actifs

Un contrôle actif est initié par le moteur de supervision, qui déclenche lui-même la collecte de la donnée, à intervalles réguliers définis dans la configuration (à l'exception des vérifications forcées, exécutées à la demande en dehors de cet intervalle).

Ce mode est utilisé par l'ensemble des connecteurs de supervision, à l'exception des connecteurs de type CMA. Les connecteurs peuvent utiliser typiquement les méthodes de collecte suivantes :

  • ICMP
  • SNMP
  • Requêtes HTTP
  • Requêtes vers une base de données

Contrôles passifs

Un contrôle passif est initié par l'équipement lui-même (ou par une source externe soumettant un résultat en son nom), qui envoie sa donnée sans sollicitation du moteur de supervision, soit à intervalles réguliers, soit lors d'un événement spécifique.

Ce mode recouvre deux mécanismes distincts :

  • Connecteurs de type CMA: l'agent envoie ses données à intervalles réguliers.
  • Traps SNMP : l'envoi est déclenché par un événement spécifique sur l'équipement. Aucun connecteur n’est utilisé.

Les traps SNMP permettent de couvrir des cas de supervision très précis, mais leur mise en œuvre est plus complexe que celle des autres méthodes.

Stratégie de supervision

Le choix entre contrôle actif et contrôle passif dépend de plusieurs facteurs :

  • Exigences de sécurité : certaines politiques imposent ou excluent l'un des deux modes.
  • Contraintes techniques, notamment le cloisonnement réseau.
  • Volonté d'être agentless ou non : si l'on a la main sur l'équipement, on peut y installer un agent et fonctionner en contrôle passif ; si l'équipement est une boîte noire, on privilégiera le contrôle actif.

Lorsque les besoins de supervision ne sont pas entièrement couverts par un seul mode, il est possible de combiner actif et passif sur un même équipement. Par exemple, sur un équipement réseau, on peut superviser en actif le CPU, la RAM et le débit, et détecter en passif (traps SNMP) les défauts de connexion électrique d'une interface Ethernet.

Ordre de mise en œuvre recommandé :

  1. Supervision système active
  2. Supervision matérielle active (dans le cas d'un serveur physique par exemple)
  3. Supervision applicative active via des protocoles applicatifs (HTTP, connexion à des bases de données...)
  4. Complément par de la supervision passive.